Kaf - Lamed


Vinylique sur toile, pierres, feuilles d’or, bol raku,
collage-montage photo, bois, 2m x 2m x 2,80m.

Le désir de totalité

Deux lettres Caph et Lamed, sont réunies. En hébreu Kol, לכ, signifie « le tout », un ensemble constitué de parties.

Le fond du tableau présente des éléments issus d’un paysage mental. L’écriture se déploie dans un clair-obscur. De Caph à Lamed, cette vision subjective est un parcours ouvrant simultanément dans l’espace de multiples points de vue.

 

 

Kaf

11ème, n°20, Kaf : כ – arabe : kaf ﻙ, grec : kappa κ, latin : k.

Paume de la main, verser, donner.

Le don

La paume est reliée à l’eau, au don de soi, à l’amitié, au Verseau évoqué ici par une main tenant un flacon. Sur l’espace pictural mat et obscur se découpe un pavage de pierres plates évoquant le mur de la maison universelle, autre sens de la lettre (Jérusalem). Il est aussi question du passage des limites de la caverne à celles de l’univers.

 

 

Lamed

12ème, n°30, Lamed : ל – arabe : lam ﻝ, grec : lambda λ, latin : l.

Étudier, enseignement, aiguillon.

L’étirement vers la connaissance

Lamed désigne le fait d'enseigner, d'apprendre, de passer d’un état passif à un état actif. La lettre symbolise aussi l'aiguillon des actes concrets démontrant que ce qui a été appris n'est pas une simple théorie sans fondement. C’est la lettre ascendante la plus haute, celle qui dynamise, qui fait passer du repos à l’activité. Elle représente l’aspiration humaine, l’élévation du sage en quête de vérité, l’accès au savoir et sa transmission, mais aussi le désir d’apprendre.

Le corps de la lettre exprime ce désir de lumière : des fragments d’images photographiques figurent des branches étirées vers le ciel, tension s’ouvrant vers l’aurore. Des feuillets de papier froissé parcourus de bribes de mots se transforment en pages de livres sans écriture. S’ouvre enfin un livre en hébreu : le Sépher Yetsirah. Les livres viennent dialoguer avec la gestuelle des touches peintes à la brosse. Ils évoquent l’apprentissage livresque.