Beith


Technique mixte sur toile, pastels secs, pierre, 1,20 m x 1, 20 m.

2ème, n°2, Bet : ב – arabe : ba ب, grec : beta β, latin : B.

Maison, intérieur, foyer.

Le tissu des origines

Le regard pèlerin doit apprendre à revenir au début, au commencement.

Ce premier mot, Beréchit, a pour initiale la seconde lettre de l’alphabet et non pas la première, l’Aleph qui porte en soi l’idée d’absolu et qui est donc en soi stérile. Le Beth, fécond au contraire, se rattache directement a la pratique picturale qu’il inspire indirectement : il est le réceptacle, ouvert et fermé à la fois, bordure dans sa graphie même, c’est la maison primordiale.

La polysémie active de ce premier mot de la Bible qui contient plusieurs sens (le feu, l’être, le lien, l’homme), porte en soi le mystère de la relation entre l’écrit et le formel, l’idée et son incarnation. Il pose le problème de la limite.

Dans le Sepher Yetsirah il est dit : "Maître du monde, qu'il te plaise de me placer en tête de la création du monde, puisque je représente les Berakhoth (bénédictions) que l'on t'offre en haut et en bas". L'Eternel lui dit : "Assurément, c'est avec toi que je créerai le monde et tu formeras le début de la création du monde".